Toulouse : Atteints de lésions cérébrales, ils se testent avant de (re)prendre le volant
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« Il faut avoir l’œil un peu partout ». Installé derrière un volant, avec face à lui trois écrans, un jeune Toulousain prend ses marques dans le simulateur de conduite installé au sein du centre de formation de l’association Union Cépière-Robert Monnier, qui accompagne 1.200 personnes par an dans leur projet de réinsertion professionnel sur l’agglomération.
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Si cet outil a fait son entrée il y a quelques années dans les écoles de conduite, ici il sert à évaluer depuis janvier les personnes victimes de lésions cérébrales, prises en charge par l’unité spécialisée du centre. « Parmi les personnes que nous recevons, certaines ont eu un accident de la vie, que ce soit un AVC ou un traumatisme crânien. Elles se retrouvent avec des restrictions, notamment celle de ne plus pouvoir conduire ou de ne plus être en capacité de le faire à cause d’un permis invalidé », explique Claude Guillevic qui coordonne la plateforme spécialisée.
Evaluer temps de freinage
Car après un accident vasculaire cérébral, le cadre législatif oblige les patients à passer un contrôle médical réalisé par un médecin agréé pour déterminer s’ils sont aptes à reprendre le volant. Or pour certaines d’entre elles, avoir son permis peut être impératif dans leur projet de retour à l’emploi. « Le simulateur nous aide à évaluer leur réaction, le temps de freinage, leur comportement en situation. Cela permet aussi à des gens de retrouver confiance en eux après dix d’arrêt de conduite ou encore à les habituer à la boîte automatique », souligne Anthony Bacqué, neuropsychologue au sein du centre.
Ce dernier peut ainsi tester leur capacité à anticiper un accident, travailler sur leur temps de réaction et les aider à compenser leur handicap. Ce dispositif peut aussi pousser les personnes cérébro-lésées à prendre conscience qu’ils ne sont plus en capacité de reprendre la route. Pour l’heure, six personnes ont pu se tester sur le simulateur, financé en partie par la fondation Vinci Autoroutes, dont un salarié, formateur à la conduite des hommes en jaune du réseau autoroutier, apporte son expérience sur la prévention des risques.