Alsace : Les vendanges commencent et plus d’un millier d’emplois sont encore à pourvoir

Les vendanges en Alsace sont cette année plus tardives qu’en 2020. Dommage pour les étudiants qui avaient été nombreux cette année-là à se faire un petit pécule avant d’affronter l’hiver. Leurs cours ont repris et il faut aux viticulteurs alsaciens s’appuyer essentiellement sur la population locale, des communes alentour ou des grandes villes, faute de pouvoir proposer l’hébergement pour beaucoup d’entre eux. « Mais c’est principalement comme ça dans la viticulture en Alsace, à la différence d’autres récoltes comme les asperges qui font appel à des travailleurs d’autres pays », explique Gilles Ehrhart, président de l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA). Association qui compte 3.400 adhérents sur toute l’Alsace, pour l’essentiel, des vignerons indépendants.

Cette année, la récolte du crémant débute ce lundi contre le 24 août l’année dernière et celles des vins tranquilles le 20 septembre prochain. Une saison viticole très compliquée après un printemps à la météo pluvieuse, peu ensoleillée ralentissant la croissance de la vigne même si « cette fin de saison est magnifique et permet aux raisins qui restent de mûrir tranquillement » rassure Gilles Ehrhart. La faute aussi au mildiou, un champignon pathogène, puis de l’oïdium qui a décimé les grappes de raisins. « On n’a pas tout sauvé et on se retrouve avec des vignerons qui ont des pertes de récoltes allant jusqu’à 80 %. Surtout ceux qui sont en bio ou en reconversion. Sur l’ensemble des viticulteurs on devrait être aux alentours des 30 % de perte. On n’a jamais eu des dégâts pareils » déplore Gilles Ehrhart.

Beaucoup moins de raisins

Moins de raisins, mais paradoxalement plus de demandes des viticulteurs. La plateforme Alsace Vendanges supervisée par l’agence Pôle emploi de Colmar Lacarre depuis vingt-sept ans, a reçu cette saison plus de 2.100 postes contre 1.700 l’année dernière, précise Julie Delinde, en charge du pilotage de la plateforme. Plateforme qui chaque année met en relation plus de 300 viticulteurs situés sur toute la route des vins et ceux qui veulent faire les vendanges. « Le plus gros des besoins, ce sont des coupeurs (les vendangeurs) mais aussi les tractoristes, mais pour eux c’est plus difficile à pourvoir car souvent il leur est demandé de l’expérience. Des porteurs sont aussi recherchés », détaille Julie Delinde.

Notre dossier sur les vendanges

Vendredi, à quelques heures du lancement des vendanges, il restait encore environ 1.500 postes à pourvoir mais « beaucoup d’équipes sont déjà complètes. Beaucoup de ses offres devraient être retirées en ce milieu de semaine lorsque les vendanges auront vraiment démarré et une fois les viticulteurs rassurés » confie Julie Delinde. Et pour ceux qui souhaiteraient participer à la récolte des vins tranquilles, la cellule reste ouverte aux postulants vendangeurs (03 89 20 80 70) jusqu’à fin septembre. Ils seront alors orientés vers le vigneron le plus proche.

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